Mike di Meglio a fait ses premiers pas en 250cc, la semaine dernière, au guidon d'une Aprilia du team Aspar.
Le champion du monde 125cc a abordé ce défi avec enthousiasme et motivation, prêt à travailler dur pour s'adapter à cette nouvelle catégorie.
Quelles ont été tes premières sensations avec la 250cc ?
« C'était un peu bizarre, au début, parce que je n'avais jamais piloté une 250. La différence avec la 125cc est énorme. Dans les premiers tours, je freinais très tard et je n'arrivais pas à garder la trajectoire – dans mon esprit je pilotais encore une 125cc. J'ai essayé de me calmer et de comprendre ce que je devais faire pour amener la moto où je voulais. »
Quelles sont les principales différences entre une 125 et une 250cc ?
« D'abord la puissance. Selon moi, une 250cc bouge beaucoup plus qu'une 125cc et il est fondamental de bien sentir les pneumatiques, le châssis et les suspensions. Sans ça, tu ne peux pas freiner fort et garder ta vitesse en courbe. Les freinages sont essentiels et, dans ce domaine aussi, on sent la différence de cylindrée. »
T'étais-tu préparé spécifiquement pour tes débuts en 250cc ?
« Oui, mon travail ne se résume pas à l'activité en piste. Je ne pouvais pas rester les bras croisés en attendant mon premier contact avec la 250cc. J'ai continué l'entraînement et j'ai essayé de me préparer au mieux en regardant des enregistrements de course, pour tout analyser.
»
Y a-t-il des similitudes entre le pilotage d'une 125 et d'une 250 ?
« Personnellement, j'adorais les glissades des 125 et, du coup, le fait que la 250 bouge à l'accélération ou sur les gros freinages ne me dérange pas. Au contraire, j'adore jouer et chercher la limite. »
Quelles sont les erreurs que tu dois éviter, pour continuer à progresser ?
« Ce n'est pas parce que tu es champion du monde que tu es le meilleur pilote du monde. Il faut savoir se remettre en question. Je vais essayer de comprendre, avec mon équipe, ce que je dois faire pour être plus rapide à chacune de mes sorties. Je crois que, si nous atteignons cet objectif, nous serons compétitifs. Si je commence à me mettre dans la tête que la moto ne marche pas comme elle le devrait, alors que, moi, je pilote à la perfection, il est certain que je ne vais pas beaucoup avancer. »