ichelin et le challenge technique du Mans
« Un circuit qui sollicite modérément les pneumatiques »
| 15/05/08 09:29 |
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Le Grand Prix de France marque le début de la période la plus chargée du calendrier MotoGP 2008, avec sept courses en dix week-ends.
Ainsi, Le Mans représente la première course de cette phase cruciale de la saison et, après les résultats des quatre premières épreuves, les pilotes Michelin MotoGP se rendent confiants sur le Grand Prix national du manufacturier français.
Dani Pedrosa (Repsol Honda RC212V-Michelin) mène la course au titre en ayant figuré sur le podium au Qatar, en Espagne, au Portugal et en Chine. Mais l'Espagnol ne possède que sept points d'avance sur l'impressionnant rookie Jorge Lorenzo (Fiat Yamaha Team YZR-M1-Michelin) qui, pour la première fois de l'année en Chine, n'est pas monté sur le podium suite à sa chute des essais et des blessures contractées aux deux chevilles.
Au cumul, six des sept pilotes Michelin occupent les dix premières positions du classement provisoire du championnat, avec notamment Pedrosa et Lorenzo, suivis de James Toseland (Yamaha Tech 3 YZR-M1-Michelin), l'auteur de la pole position du GP de Chine Colin Edwards (Yamaha Tech 3 YZR-M1-Michelin), le Champion du Monde 2006 Nicky Hayden (Repsol Honda RC212V-Michelin) et Andrea Dovizioso (JiR Team Scot Honda RC212V-Michelin).
Après la course de dimanche, pilotes, teams ainsi que l'équipe Michelin en MotoGP resteront au Mans pour une séance d'essais fondamentale avant la série de six courses à venir : Mugello, Catalunya, Donington Park, Assen, le Sachsenring et Laguna Seca.
« Le Mans est un circuit qui sollicite modérément les pneumatiques », indique Jean-Philippe Weber, responsable de la compétition moto chez Michelin. « Il n'est pas aussi agressif qu'Estoril, par exemple, où les flancs droits subissent de fortes contraintes. »
« Les performances au freinage sont primordiales car les pilotes rencontrent beaucoup de zones de freinage très appuyé avant de négocier des courbes relativement lentes. Mais nous pouvons, néanmoins, utiliser des pneus avant plus tendres qu'à Shanghai. A Shanghai, l'accent est mis sur le freinage en ligne droite, à des vitesses très élevées. Au Mans, il s'agit plus de freiner en entrée de courbe et nous travaillons pour fournir à nos pilotes le niveau de grip et de feeling dont ils ont besoin pour freiner tard en courbe. »
« On rencontre également quelques virages plus rapides, comme La Chapelle, Le Musée, le Garage Vert et les Esses Bleus où il faut une bonne adhérence sur l'angle. La motricité en sortie de courbe s'avère également cruciale au Mans car bon nombre de virages négociés sur les rapports inférieurs débouchent sur des lignes droites. Ici, nous utilisons des pneus arrière de type medium car même si les pilotes requièrent une bonne motricité, le tracé n'est pas trop abrasif.
Ce n'est qu'en nous rendant sur des circuits comme le Sachsenring, Phillip Island et Valencia – tous très asymétriques, avec de nombreuses grandes courbes – que nous utiliserons des gommes plus dures. »
« En raison d'un temps aléatoire, au Mans, à cette période de l'année, l'un des challenges majeurs de cette course réside dans la gestion des performances pneumatiques par rapport à la température de piste qui peut varier d'environ 20 degrés. Mais, sur la base des informations dont nous disposons depuis le début de l'année, notamment à Shanghai avec une température de piste très variable, nous partons confiants. Par exemple, à Shanghai, Lorenzo a couru avec succès en choisissant les mêmes pneus qu'utilisés lors des essais, et pourtant la piste était plus fraîche de 23 degrés. Cela n'aurait pas été possible voici quelques années. Comme l'an dernier, il pourrait évidemment pleuvoir au Mans, mais nous disposerons de pneumatiques pour nous adapter aux conditions météorologiques changeantes. Il nous faudra travailler dur pour optimiser le grip sur le revêtement qui est de qualité moyenne. »

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