Douzième du Grand Prix de Valencia, Carlos Checa a été accueilli aux stands par les applaudissements nourris de l'équipe LCR Honda, ainsi qu'un gros gâteau d'adieux.
Le Catalan venait de disputer sa dernière course pour le team et, probablement, la dernière en MotoGP. Et elle ne fut pas de tout repos pour Checa, souffrant tout le week-end.
« Je suis un peu ému parce que j'aime encore beaucoup cette discipline fantastique, même si j'ai été très malade ce week-end », confiait-il à l'arrivée.
Carlos espérait un meilleur résultat, en arrivant à Valencia, pour partir sur une bonne note mais, compte tenu des circonstances, il a dû revoir ses ambitions à la baisse.
« Mon but était simplement de terminer la course pour saluer mes fans et mes amis. J'ai eu très mal à l'estomac dans les sept derniers tours mais j'ai apprécié la bagarre avec Tamada, Edwards et Rossi. J'ai réussi à les passer mais je n'ai pas pu rattraper Guintoli », expliquait-il.
« Les Grand Prix ont occupé une part importante de ma vie, mais je commence maintenant une nouvelle aventure en Superbike », poursuivait-il.
Carlos Checa disputera le prochain mondial Superbike pour le compte de l'équipe Ten Kate Honda, championne du monde cette saison avec James Toseland.
L'Espagnol aura disputé douze championnats du monde 500/MotoGP, emportant deux victoires et vingt-deux podiums.
Il a fait une bonne partie de sa carrière avec Yamaha ( de 1999 à 2004, 2006), bien que ce soit Honda qui lui ait mis le pied à l'étrier en 250cc en 1993.
Ducati l'a fait rouler en 2005, avant qu'il ne soit récupéré in extremis par Hervé Poncharal et l'équipe Tech3 en 2006, après la défection du team Pons. Cette saison, difficile, lui a permis de se relancer et d'être l'un des pilotes les plus convoités durant l'inter-saison.
Parmi les diverses propositions qu'il a reçues, il a choisi celle de Lucio Cecchinello et la Honda RC212V-Michelin. Un choix qui n'a pas été récompensé, le package se révélant difficile et pas toujours compétitif.
Sandrine BOUCHARD
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